Archives de catégorie : Vie du centre

Julie Boch

In memoriam

Recrutée à l’Université de Reims Champagne-Ardenne en septembre 2000, Julie Boch (14.05.1969-13.07.2011), a animé pendant onze ans la vie intellectuelle du CRIMEL, dont elle incarnait, par ses travaux de recherche – sur la littérature du XVIIIe siècle – parfaitement l’esprit.

Sa personnalité rayonnante a aussi enrichi tous ceux qui l’ont côtoyée à cette époque et qui ressentent toujours son absence, quinze ans après le tragique accident qui lui a ôté la vie.

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Crédit photo : © Émeric Fisset

Prix Patrimoine, médecine, santé du Grand Hôtel-Dieu

Félicitations à Domitille Descourtieux, étudiante du master « Patrimoine et musée » (2022-2024), qui a remporté le Prix de l’association Patrimoine, médecine, santé du Grand Hôtel-Dieu de Lyon pour son mémoire de master.

Résumé du mémoire :

Ce mémoire rentre dans le cadre de l’obtention du diplôme de master « Patrimoine et musée » de l’Université de Reims-Champagne-Ardenne. Il porte sur l’histoire de l’Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes, de sa reconstruction au XVIIIe siècle à sa reconversion aujourd’hui. L’élaboration de ce mémoire s’est déroulée sur deux années, la première étant consacrée à l’histoire hospitalière de l’édifice du XVIIIe siècle au XXe siècle et la seconde aux enjeux de la reconversion de l’Hôtel-Dieu après sa désaffection. Le résultat de cette étude s’inscrit au carrefour de différentes thématiques, qui croisent non seulement l’histoire des hôpitaux, de la médecine et de l’architecture mais également les grandes problématiques patrimoniales de la conservation d’un bâtiment historique, ainsi que l’histoire des musées. Ce mémoire a donc pour but de proposer une étude diachronique de l’Hôtel-Dieu-le-Comte en s’appuyant sur l’évolution de la place du bâtiment au sein de son territoire.  Il s’agit de montrer combien l’Hôtel-Dieu, bien qu’étant à l’origine un simple hôpital destiné aux plus miséreux, a toujours contribué, au cours de son histoire, à l’embellissement, au développement et au rayonnement de sa ville et de son territoire.

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Actualités des chercheurs

Communications

Le 18 juin, Marine Riguet interviendra au colloque EcrIA, Usages des IA dans les pratiques d’écriture littéraires et théâtrales : formats, processus, à Lausanne. Sa communication est intitulée : « Le commun et l’improbable : critères de poéticité au temps des LLM ».

Le même jour,  Céline Bohnert présentera le projet “Ovide en images à la BNU” lors de la journée d’étude “IA et image dans le livre ancien” qu’elle organise avec Catherine Désos-Warnier à la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg.

Les 2-3 juillet, Sophie Conte participera, à l’Université de Coimbra, aux IV Jornadas Internacionais da Sociedade Portuguesa de Retórica: « Retórica do Silêncio: Lugares de conforto, resistência e violência » (org. Ana Isabel Correia Martins) et proposera la communication suivante « “Tacendo loqui… uidebantur” (Pro Sestio, 40) : Cicéron ou l’art de faire parler les muets ».

Elle présentera une communication sur le même sujet au VIII Congresso Brasileiro de Retórica (org. Ticiano Curvelo Estrela de Lacerda), 17-21 août, à l’Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).

Parutions

L’article de Bernard Teyssandier intitulé « L’éloge du prince et la Compagnie de Jésus (1603-1651) : mise en contexte et propositions » vient de paraître dans Usages de l’éloge (XVIe-XVIIIe siècle), Delphine Amstutz et Françoise Poulet (dir.), préface Emmanuel Bury, Paris, Garnier2026, p. 123-143.

Xavier Lafontaine a assuré la coordination de la traduction et de l’édition critique collectives de l’ouvrage Une théologie indécente de Marcella Althaus-Reid, paru en juillet 2026.

Fin de séries

Rencontre Fin de séries – séries sans fin
le 26 mai 2026 à 18h30

Présentation des actes de la journée d’étude sur les séries TV par Emmanuel Le Vagueresse, professeur de littérature et cinéma espagnols, Anne-Élisabeth Halpern, maîtresse de conférence en littérature française et Juliette Fridli, doctorante.

Entrée libre

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Lieu :
Médiathèque Jean Falala
2 Rue des Fuseliers, 51100 Reims

 

Rendez-vous des chercheurs

Mercredi 27 mai 2026
12h-14h

Responsable du rendez-vous des chercheurs : Bernard Teyssandier

La séance intitulée « La correspondance Romain Rolland – André Suarès (1887-1939). Un trésor oublié » sera présentée par Michel Mollard.

LIEU :
BU Robert de Sorbon (Campus Croix-Rouge)

ou à distance, via le lien suivant :
https://univ-reims-fr.zoom.us/launch/jc/99666774978

ID de réunion: 996 6677 4978
Code secret: 381373

Crédits : Romain Rolland au balcon, Meurisse (1914). Source : Wikimedia.

Rencontre avec Akira Mizubayashi

mardi 12 mai 2026 à 18h
à la bibliothèque Robert de Sorbon (Campus Croix-Rouge, Reims)

La rencontre, modérée par Jean-Louis Haquette, fera une large place aux questions du public. Elle sera l’occasion d’échanger autour des thèmes qui parcourent l’œuvre de l’écrivain japonais qui, depuis Une langue venue d’ailleurs, a choisi d’habiter la langue française.

Né en 1951 au Japon, Akira Mizuabaysahi a suivi des études de français à Tokyo, puis en France (Montpellier et ENS de Paris) avant de devenir enseignant universitaire au Japon, spécialiste du XVIIIe siècle français. Il est docteur honoris causa de l’URCA depuis 2019.

Il a raconté son rapport au français dans un important essai, Une langue venue d’ailleurs (2011). C’est cette langue qu’il a choisie pour son œuvre romanesque, commencée en 2017 (Un Amour de mille ans) et intégralement publiée chez Gallimard. La trilogie Âme brisée (2019) Reine de cœur (2022), Suite inoubliable (2023) met au centre la musique et les instruments à corde (violon, alto, violoncelle) et explore comment se tissent, entre Japon et France, art, amour, amitié et civilisation.

Le dernier roman d’Akira Mizubayashi, La Forêt de flammes et d’ombres, met au centre de son récit le rôle de l’art comme acte de résistance face à toutes les formes de violence et promeut une conception de la vie en commun née au siècle des Lumières. Musique et peinture représentent alors le fragile mais nécessaire rempart de la civilisation.

Le bonheur public

Le bonheur public : vivre à Reims au siècle des Lumières

Exposition du 25 avril au 1er août 2026
Bibliothèque Carnegie (Reims)

Le Bonheur public : vivre à Reims au siècle des Lumières |

Présentation

Au XVIIIe siècle, la vie à Reims est marquée par des changements profonds et la diffusion d’idées nouvelles qui concourent à un même but : assurer le bonheur public. Sous l’impulsion d’édiles et de mécènes, la physionomie de la ville est redessinée pour répondre à des besoins de confort, de sécurité et de salubrité. La vie intellectuelle et culturelle prend un nouvel essor tandis que la philosophie des Lumières se diffuse dans la société.

Grâce à une sélection de documents d’époque, plans, gravures, dessins, archives et livres, la bibliothèque Carnegie vous propose de (re)découvrir cette période de l’histoire rémoise.

Cette exposition est organisée par Jean-Louis Haquette, Charlène Deharbe, Marc-André Bernier et Françoise Gevrey, avec le concours de l’Université de Reims et de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Page de l’événement

Journées d’Histoire Régionale

L’écrit. Histoire & patrimoine

Le CRIMEL participera à la 20e édition des Journées d’Histoire Régionale les samedi 28 et dimanche 29 mars 2026 à l’Hôtel de région de Châlons-en-Champagne (stand 15).

Le 28 mars à 16h, Jean-Louis Haquette y donnera une conférence intitulée « Portrait d’un bibliophile troyen : Charles Des Guerrois (1817-1916) ».

Consulter le programme des Journées

Actualités du printemps 2026

Communications

Le 10 avril, Laure Gauthier participera à un échange avec Didier Cahen, animé par François Bordes, dans le cadre du colloque Poésie et critique (Université de Caen).

Le 30 avril, Anthony Rageul interviendra dans le cycle de dialogues scientifiques « InterGestes – La Geste et le Geste numériques » 2025-2026, avec une intervention intitulée « Quel(le)s gestes à l’ère de la bande dessinée de plateforme ? Gestique de l’objet / Geste artistique ». La séance est accessible à tous à partir de ce lien : https://meet.jit.si/AVRIL2026

Marine Riguet participera le 7 mai à 18h30 à une rencontre-performance  au Musée des Beaux-Arts de Nancy, dans le cadre du cycle « Tourner la page ? – les écritures hors du livre » (POEMA / U. de Lorraine).

Le 15 mai Céline Bohnert participera à la journée “From Pixels to the Past: AI for Cultural Heritage” organisée dans le cadre du projet DEVILL à la Maison Française d’Oxford.  Sa présentation est intitulée “Ovid’s Metamorphoses through the lens of AI : recognizing, categorizing and analyzing visual motifs in early modern engravings”.

Amandine Haller interviendra le 19 mai au 150e Congrès du CTHS « Histoires d’eau », qui se tiendra au Campus Condorcet (Aubervilliers), avec une communication intitulée : « Le Verbe de la cure : sémantique du soin et tensions des savoirs dans la littérature française (XIIIe-XIVe siècles), à l’épreuve de la prophylaxie par l’eau ».

Anne-Élisabeth Halpern communiquera le 4 juin au colloque Urbanature 2 (Université Gustave Eiffel) sur le sujet suivant : « Mauvaises graines et herbes folles : l’ensauvagement libératoire dans les avant-gardes historiques féminines ».

Le vendredi 5 juin, Xavier Lafontaine présentera, en présence de Dominique Roux, Vice-Présidence au Conseil d’administration de l’URCA et chargée du Développement durable et de la Responsabilité Sociale (DDRS), le projet « Arbre des humanités » porté par le CRIMEL et l’UFR LSH, dans le cadre du 57e congrès de l’Association des Professeurs de Langues Anciennes du Supérieur qui se tenait à Reims du 4 au 6 juin 2026.

Les 10 et 11 juin, Céline Bohnert participera au colloque « Around Ovid. Texts, images, audiences and data » organisé par Fatima Diez Platas à l’Université de Saint-Jacques de Compostelle. Elle intervient dans la table ronde “Ex abundantia mundi. fables, images and realities through Ovid”

Le 11 juin, Aurélien Lorig participera à un séminaire de l’université Jean-Paul II de Lublin (invitation d’Edyta Kociubińska à intervenir) avec une séance consacrée au naturalisme et à ses enjeux (influences, remises en question) dans le roman de la seconde moitié du XIXe siècle.

Parutions

L’article de Valérie Wampfler, intitulé « La Ruine de Saturne », vient de paraître dans dans la 3e partie des Actes de journées d’étude Littérature et occulture : III. Roman et alchimie, alchimie du roman, coordonnés par Frank Greiner et publiés sur le site PUBLIS-SHS de l’Université de Rouen.

Ce billet paru sur le carnet Lieu de Recherche présente la résidence de Céline Bohnert à la Bibliothèque Nationale Universitaire (BNU) de Strasbourg.

Un entretien de Lucia della Fontana avec Laure Gauthier et Laura Pugno, intitulé « Refaire du commun par temps de crise écologique », vient de paraître dans le n°52 de la revue Modernités, Discours écologiques francophones des nouvelles subjectivités.

Bernard Teyssandier vient de faire paraître le chapitre d’ouvrage suivant : « Militia est vita hominis super terram : le poids de la guerre et Télémaque », dans Sylvie Taussig et Marie Chaufour (éd.), La Cause en est cachée. Études offertes à Paulette Choné par ses collègues, ses élèves et ses amis, Turnhout, Brepols2025, p. 465-482.

Crédits : D. A. Rovinskii (1881). Source : Public Domain Image Archive.

Paroles Brutes : entre archives et fictions

Paroles Brutes : entre archives et fictions

du 4 au 28 février 2026
Espace Andrée Chedid (Issy-les-Moulineaux)

Exposition dans le cadre de la 30e édition de La Science se livre

Ce projet, conçu par Sara Bourre et  Marine Riguet, s’inscrit dans une recherche autour des paroles de femmes internées en asile psychiatrique au début du XXe siècle. S’appuyant sur des archives cliniques — dossiers médicaux de l’hôpital de Maison Blanche, iconographies de la Salpêtrière, notes d’entretiens de Jean-Martin Charcot et de Pierre Janet —, leur création réinvente ces paroles fragmentaires à travers des formes poétiques multimodales mêlant textes, images et sons. À la frontière de la science et de l’imaginaire, cette œuvre interroge la dimension narrative et fictionnelle du discours médical.

Vernissage le jeudi 5 février à 18h, performance “Retrouver visage” à 20h30. Consulter la page de l’événement.

Crédits : iconographies de la Salpêtrière.