Archives de catégorie : Collection “Héritages critiques”

Memento Marie : compte rendu dans SCN

Emmanuelle Hénin et Valérie Wampfler (dir.), Memento Marie. Regards sur la galerie Médicis, Reims, EPURE, “Héritages critiques” – 10, 2019.

Compte-rendu d’Ariane Margolin dans Seventeenth-Century News, Vol. 80, Nos. 1&2, 2022, p. 27-30.

“Emmanuelle Hénin and Valérie Wampfler’s volume is both a useful and contributory study of power, allegory, and representation employed by Henry IV’s second queen, Maria de’ Medici, who ruled in the stead of Louis XIII between 1610 and 1617. An anthology of texts, images, and critical analyses related to Peter Paul Rubens’s Marie de’ Medici Cycle (1621–1625), a grandiose project portraying the deposed queen’s struggles and triumphs as regent, Memento Marie offers us a multifaceted analysis of the motivations behind the commission, both from the self-aggrandizing viewpoint of Maria de’ Medici as well as the artistic community which served as the viewing public. While the subject has been most recently discussed by Cyn- thia Lawrence, Carol Strickland, John Boswell, and Sara Galletti, this volume contributes to our understanding of the emblematic nature of the Maria de’ Medici Cycle as a biographical advertisement of female power in France and artistic experimentation and innovation. On one hand, the series of twenty-one paintings made use of allegory to justify the queen’s rise to an unprecedented status of proxy and authority in Salic France. On the other hand, these paintings would inevitably serve as the cornerstone of the 1671 quarrel between the pro-drawing Poussinists and the colorist Rubenists, as well as of the debate over allegory, mimesis, and ut pictura poesis in the eighteenth century. Memento Marie examines the use, intent, and reception of ekphrasis and allegory by several critics including Richelieu, Peiresc, Morgues, Bellori, Félibien, Pierre de Duput, Diderot, Winckelmann, and Quatremère de Quincy.”

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Crédit: Henri IV reçoit le portrait de Marie de Médicis,
Pierre Paul Rubens (1577-1640), © RMN-Grand Palais (musée du Louvre),
René-Gabriel Ojéda / Thierry Le Mage

Memento Marie : compte rendu dans XVIIe siècle

Emmanuelle Hénin et Valérie Wampfler (dir.), Memento Marie. Regards sur la galerie Médicis, Reims, EPURE, “Héritages critiques” – 10, 2019.

Compte-rendu de Gabriele Quaranta dans XVIIe siècle, n°298 (1), 2023, p. 163-165.

extrait : “Dans ce cadre, Memento Marie nous propose pour la première fois un recueil de vingt textes sur la galerie que Rubens peignit pour Marie de Médicis au Palais du Luxembourg (1621-1625). Ouvrage majeur de la peinture européenne du xviie siècle, cette suite fut démantelée en 1780 et, bien que les vingt-quatre toiles principales soient encore visibles dans une salle qui leur a été consacrée au Louvre, la perte du contexte décoratif d’origine nous prive de l’expérience véritablement immersive prévue par la commanditaire et par l’artiste : alors qu’on peut plonger dans la beauté esthétique de chaque toile, ce qui nous échappe, par contre, c’est la muta eloquentia de l’ensemble pictural, la biographie tout à fait orientée de la reine et le message idéologique que la mise en scène des épisodes et l’accrochage même des tableaux permettaient d’établir dans leur état d’origine.

Le volume poursuit ainsi un effort de restitution d’un espace physique, visuel et culturel, de la signification originale du dispositif ainsi que de l’expérience évolutive que le public de savants et de visiteurs expérimentait au fil des décennies face au grand décor rubénien. Cet effort de restitution se construit sur une structure serrée : une page rapide d’introduction, un plan de la galerie, un tableau comparatif des titres donné aux différents tableaux, une section iconographique essentielle mais complète, avec les photos en couleur de toutes les toiles.”

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Crédit: Henri IV reçoit le portrait de Marie de Médicis,
Pierre Paul Rubens (1577-1640), © RMN-Grand Palais (musée du Louvre),
René-Gabriel Ojéda / Thierry Le Mage

La Princesse légère et autres contes

Héritages critiques  – vol.9

dirigé par Yannick Bellenger-Morvan

Auteur reconnu à l’époque victorienne, ami de John Ruskin et de Lewis Carroll, George MacDonald semble s’être évanoui dans les vapeurs épaisses de la révolution industrielle. « La Princesse légère » fait néanmoins partie des récits de cet écrivain écossais qui ont traversé le temps – et la Manche – avec succès. Cette histoire morale d’une princesse sans gravité enthousiasme encore les petits britanniques lesquels n’ont pas toujours un accès direct au texte, puisqu’ils se contentent d’explorer le royaume de Lagobel en empruntant d’autres chemins médiatiques, comme ceux de l’album, du film (BBC, 1985) ou de la comédie musicale.

Or même s’il reste peu connu Outre-Manche, George MacDonald n’en demeure pas moins une des grandes figures du patrimoine littéraire anglais. Ses contes merveilleux, dont il renouvelle la forme et les enjeux, fondent le genre de la fantasy moderne et ont inspiré des auteurs de premier ordre, tels C. S. Lewis, J. R. R. Tolkien ou Madeleine L’Engle. Pour autant, la dernière traduction française de son best-seller, « La Princesse légère » remonte à 1981, et d’autres récits de MacDonald sont encore aujourd’hui introuvables, même en langue anglaise. En rassemblant une sélection de contes, cette nouvelle traduction, qui réunit plusieurs études critiques, cherche à pallier ce manque.

Ont contribué à ce volume:

  • Yannick Bellenger-Morvan est maître de conférences à l’université de Reims. Auteure d’une thèse sur les contes pour enfants de C. S. Lewis, elle s’intéresse aux cultures de l’enfance et de l’adolescence selon leurs multiples supports (littéraires, graphiques, audiovisuelles). Elle a codirigé l’ouvrage Littérature pour la jeunesse et identité culturelle populaire aux Éditions et presses universitaires de Reims (2016).
  • Virginie Douglas est maître de conférences habilitée à diriger les recherches à l’université de Rouen Normandie. Ses travaux portent sur la littérature britannique pour la jeunesse, en particulier sur la théorie, la narration et la traduction de ces livres. Elle a dirigé les ouvrages Perspectives contemporaines du roman pour la jeunesse (2003), Littérature pour la jeunesse et diversité culturelle (2013), La Retraduction en littérature de jeunesse (avec F. Cabaret, 2014) et État des lieux de la traduction pour la jeunesse (2015).
  • Anne-Frédérique Mochel-Caballero est agrégée d’anglais et docteure en langue, littérature et civilisation des pays anglophones. Elle enseigne à l’université de Picardie Jules Verne. Elle est l’auteure de L’Évangile selon C. S. Lewis, Le dépassement du masculin / féminin dans la quête de Dieu (2011). Elle s’intéresse à la fantasy, aux représentations du masculin/féminin et à l’intertextualité biblique.
  • Benjamine Toussaint est maître de conférences à Sorbonne Université et membre du Centre de recherches VALE (EA 4085). Elle enseigne la traduction ainsi que l’histoire et la littérature écossaises et sa recherche porte sur les questions d’identité nationale et genrée dans la littérature écossaise des 19e et 20e siècles.
Support Livre broché
Nb de pages 356 p. Index . Bibliographie . Notes .
ISBN-10 2374960730
ISBN-13 9782374960739
Crédits : Sir Edward Coley Burne-Jones, Summer Snow, engraved by the Dalziel Brothers, 1863. © Tate Images

« Muses naissantes ». Écrits de jeunesse et sociabilité lettrée (1645-1655)

Héritages critiques  – vol. 8

dirigé par Karin Abiven et Damien Fortin

Les écrits rassemblés ici sont les traces les plus tangibles d’un groupe de jeunes auteurs (nés autour de l’année 1620), que les historiens de la littérature ont coutume d’appeler les « Palatins » (ou « Paladins ») de la « Table Ronde » et qui aurait rassemblé Cassandre, Charpentier, Furetière, La Fontaine, Maucroix, Pellisson et Tallemant des Réaux. Plus qu’un témoignage sur une société constituée, leur production qu’on peut situer entre 1645 et 1655 constitue un observatoire privilégié pour analyser leurs manières de se mettre en scène, collectivement et individuellement, à l’entrée dans la « carrière ». Elle permet aussi d’examiner les trajectoires sociales et les options d’écriture qui s’offrent à eux comme autant de possibles.

Ont contribué à ce volume:

  • Karine ABIVEN, maître de conférences à Sorbonne Université, est l’auteur de L’Anecdote ou la fabrique du petit fait vrai. Un genre miniature de Tallemant des Réaux à Voltaire (Classiques Garnier, 2015), et codirectrice de plusieurs ouvrages collectifs, en particulier sur l’écriture de l’histoire et de l’actualité, dont les numéros 78 et 94 de la revue Littératures classiques. Elle prépare actuellement une exploration numérique du corpus des libelles de la Fronde.
  • Helwi BLOM, post-doctorante à l’Université Radboud de Nimègue, est spécialiste de l’histoire du livre et de la littérature française de l’époque moderne. Elle est auteure d’une thèse sur la réception de la littérature chevaleresque médiévale dans la France du XVIIe siècle (Université d’Utrecht, 2012). Ses travaux actuels sont consacrés à la Bibliothèque bleue et aux catalogues de bibliothèques privées publiés en France entre 1650 et 1730.
  • Emmanuel BURY, professeur à Sorbonne Université, est l’auteur de Littérature et politesse. L’invention de l’honnête homme (1580-1750) (PUF, 1996) et de L’Esthétique de La Fontaine (Sedes, 1996). Il a dirigé de nombreux ouvrages, dont, avec C. Meiner, La Clarté à l’âge classique (Classiques Garnier, 2013).
  • Damien FORTIN, ATER à l’Université de Lorraine, a consacré sa thèse de doctorat aux récits biographiques de La Fontaine (1650-1850). Ce travail est en cours de publication.
  • Claudine NÉDELEC, professeur émérite à l’Université d’Artois, est spécialiste des formes du comique au XVIIe siècle (burlesque, grotesque, héroïcomique…), ainsi que de la galanterie, des arts de cour et des stratégies éditoriales de cette époque. Elle a publié notamment Les États et empires du burlesque, (H. Champion, 2004); Paul Scarron, Le Roman comique, éd. critique (Classiques Garnier, 2010); avec Marie-Claude Canova-Green: Ballets burlesques pour Louis XIII. Danse et jeux de transgression (1622-1638) (Société de Littératures classiques, 2012); avec Nathalie Grande: « La galanterie des Anciens » (Littératures classiques, n° 77, 2012-1); avec Jean Leclerc: Charles, Claude, Nicolas et Pierre Perrault, Le Burlesque selon les Perrault. Œuvres et critiques (H. Champion, 2013).
  • Nicolas SCHAPIRA, professeur d’histoire moderne à l’Université Paris Nanterre, est membre du CHISCO (Nanterre) et du Grihl (EHESS/CRH – Paris 3). Ses recherches portent sur l’histoire du fait littéraire et sur les pratiques d’écriture au sein des pouvoirs d’Ancien Régime. Il est l’auteur notamment de: Un Professionnel des lettres au XVIIe siècle. Valentin Conrart une histoire sociale (Champ Vallon, 2003); avec Christian Jouhaud et Dinah Ribard, Histoire littérature témoignage. Écrire les malheurs du temps (Gallimard, 2009). Avec Dinah Ribard, il a dirigé: On ne peut pas tout réduire à des stratégies. Pratiques d’écriture et trajectoires sociales (PUF, 2013) et a participé à plusieurs chapitres de l’ouvrage: Écriture et action. Une enquête collective (EHESS, 2016).
  • Sophie TONOLO est rédactrice lexicographe au Service du Dictionnaire de l’Académie française et membre du laboratoire « Dynamiques patrimoniales et culturelles » de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Ses recherches portent notamment sur la question des relations entre poésie et société au XVIIe siècle.

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 298 p.
ISBN-10 2374960536
ISBN-13 9782374960531

Écrire l’actualité : Edme Boursault spectateur de la cour et de la ville

Héritages critiques  – vol. 7

dirigé par Marie-Ange Croft et Françoise Gevrey

Si l’histoire littéraire a fait peu de place à Edme Boursault (1638-1701) en le réduisant au rôle d’adversaire de Molière ou de Boileau dans des polémiques, il n’en fut pas toujours ainsi sous l’Ancien Régime. Polygraphe pratiquant le théâtre, la lettre, le roman, la fable, le journalisme, Boursault sut s’adapter à l’esprit de son temps et innover en bien des domaines en abolissant les frontières des genres. Son influence fut durable au cours du XVIIIe siècle qui le cite souvent.

Le présent ouvrage rassemble, pour la première fois dans une édition critique, La Comédie sans titre, qui fut un succès de représentation jusqu’à la Révolution et qui peut passer pour la première grande comédie à prendre pour sujet le journalisme naissant, et les Lettres nouvelles, un recueil que l’auteur composa à la fin de sa vie en reprenant parfois des écrits plus anciens pour offrir au public une image de lui-même tout en le divertissant. Car au-delà des destinataires affichés, qui parfois le rémunéraient, son intention est bien de toucher un public plus large en le faisant spectateur de la cour et de la ville au moment où le règne de Louis XIV s’assombrit et où la comédie se veut moralisante face à la corruption des mœurs.

Ont contribué à ce volume :

  • Antonella Amatuzzi, professeur à l’Université de Turin; ses travaux portent dans le domaine linguistico-culturel sur la littérature politique et la fable du XVIIe siècle, en particulier sur Antoine Furetière.
  • Marie-Ange Croft, coordinatrice du Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité XVIe-XVIIIe siècles (CIREM 16-18) de l’Université du Québec à Rimouski. Elle a consacré sa thèse à Boursault; ses recherches portent sur le théâtre et les périodiques de la fin du règne de Louis XIV.
  • Françoise Gevrey, professeur émérite à l’Université de Reims; ses publications portent sur la fiction et sur la littérature morale de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle.
  • Alexis Lévrier, maître de conférences à l’Université de Reims; après une thèse sur les périodiques du XVIIIe siècle, l’essentiel de ses travaux concerne la presse de l’Ancien Régime et l’image du journaliste.
  • Guy Spielmann, enseignant-chercheur à l’Université de Georgetown (Washington); ses travaux concernent les arts du spectacle, et en particulier la scénographie, le théâtre de la foire, la commedia dell’arte.
  • Francine Wild, professeur émérite à l’Université de Caen; ses publications portent sur l’anecdote, les mémoires, l’épistolaire et l’épopée au XVIIe siècle.

Voir les comptes-rendus de cet ouvrage.

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 528 p.
ISBN-10 2374960463
ISBN-13 9782374960463

 

Écrire l’actualité : compte rendus

Marie-Ange Croft et Françoise Gevrey (dir.), Écrire l’actualité : Edme Boursault spectateur de la cour et de la ville, Reims, EPURE, “Héritages critiques” 7, 528 p.

Compte-rendu de Lise Michel dans XVIIe Siècle, n° 284 (3), 2019, p. 574-575.

“L’ouvrage dirigé par Marie-Ange Croft et Françoise Gevrey se présente, pour sa plus grande partie, comme une édition critique, incluant une postface et deux œuvres d’Edme Boursault, La Comédie sans titre et les Lettres nouvelles, accompagnées de fables, de contes, d’épigrammes, de remarques, de bons mots et d’autres particularités aussi agréables qu’utiles. Une section plus brève comportant des études critiques sur ces deux œuvres complète le volume, selon le principe de la collection « Héritages critiques » dirigée à l’université de Reims Champagne-Ardenne par Bernard Teyssandier et Jean-Louis Haquette. S’y ajoutent une bibliographie et un index détaillé.

Le choix des éditrices a été ici de publier les dernières éditions revues par l’auteur, à savoir celle de 1694 pour La Comédie sans titre, celle de 1699-1700 pour les Lettres nouvelles. Ce choix se justifie pleinement au regard de l’histoire éditoriale de ces deux textes. La Comédie sans titre, créée en 1683 à la Comédie-Française sous le titre du Mercure galant, et sous le prête-nom de Raymond Poisson, ne fut en effet revendiquée par Boursault que dans son Théâtre paru en 1694. Le recueil des Lettres nouvelles, accompagnées de fables […] aussi agréables qu’utiles, d’abord publié en un unique volume en 1697, a quant à lui bénéficié de l’ajout de plusieurs pièces dans la réédition en deux volumes parue en 1699 et 1700. Seules les Treize lettres amoureuses d’une dame à un cavalier ont été retranchées du second volume dans l’édition que proposent Marie-Ange Croft et Françoise Gevrey, qui renvoient pour cette section à l’édition de Bernard Bray parue en 1987 chez Desjonquères. […]”

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Auerbach, Grigorovitch, Němcová : trois récits villageois autour de 1848

Héritages critiques  – vol. 6

dirigé par Cécile Gauthier

La littérature de veine régionaliste n’a pas toujours bonne presse, qu’elle soit considérée comme mineure et périphérique, ou comme passéiste, voire conservatrice. Cette assimilation hâtive méconnaît le terreau humaniste et libéral dans lequel le genre du récit villageois a vu le jour dans les années 1840. Afin de mieux saisir le caractère transnational de cette vogue littéraire, nous rassemblons dans ce volume des traductions de récits villageois européens: Ivo, le petit prêtre (1843) de Berthold Auerbach (auteur des célèbres Histoires villageoises de la Forêt-Noire), Le Village (1846) du Russe Dmitri Grigorovitch, et Bára la sauvageonne (1856) de la Tchèque Božena Nemcová.

La forme modeste du récit villageois est trompeuse: elle masque une ambition sociale et esthétique qui conduit à le lire comme un laboratoire où s’écrit la nation, mais sur un mode critique, ainsi que l’illustre l’exemple fondateur d’Auerbach, écrivain allemand de confession juive, chantre de la Heimat incarnée par le microcosme villageois où s’élabore, entre union et dissensions, une communauté nationale travaillée par le divers.

Ont contribué à ce volume :

  • Anne Coldefy-Faucard est maître de conférences en littérature russe à Paris-Sorbonne, où elle enseigne la littérature russe et la traduction littéraire. Elle est traductrice et a publié une soixantaine de traductions (dont des œuvres de Gogol, Grossman, Soljénitsyne, Alexievitch).
  • Dalibor Dobiáš, directeur du département d’études sur le xixe siècle à l’Institut de la littérature tchèque à Prague, est comparatiste et spécialiste des littératures slaves. Il a co-dirigé un ouvrage sur les Manuscrits de Dvur Kralové et Zelená Hora, et a co-édité les œuvres de Jirí Gruša.
  • Cécile Gauthier est maître de conférences en littérature comparée à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Elle a publié L’imaginaire du mot « slave » dans les langues française et allemande, entre dictionnaires et romans (Editions Petra, 2015).
  • Hans Otto Horch est professeur émérite à l’Institut für Germanistische und Allgemeine Literaturwissenschaft, à l’Université technique de Rhénanie-Westphalie à Aix-la-Chapelle, où il fut le premier à occuper, à partir de 1992, la chaire d’histoire littéraire consacrée à l’étude de la littérature et de l’histoire culturelle judéo-allemande.
  • Luba Jurgenson est professeure en littérature russe à Paris-Sorbonne. Ses recherches portent sur la littérature du témoignage et la mémoire des violences ainsi que la littérature contemporaine. Elle a traduit, entre autres, Chalamov, Margoline, Guirchovitch, Lebedev.

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 288 p.
ISBN-10 2374960307
ISBN-13 9782374960302

Théâtre de société du comte de Caylus. Comédies jouées au château de Morville (1738-1740)

Héritages critiques  – vol. 5

dirigé par Dominique Quéro

HC_5Dès les années 1730-1740, on assiste en France à un prodigieux essor des spectacles de société, comme en témoigne l’Histoire et recueil des Lazzis, où le comte de Caylus retrace les divertissements auxquels il se livre en 1731-1732 avec sept autres « théâtromanes » parisiens. Ce « gentilhomme universel » (M. Fumaroli) fréquente à cette époque plusieurs cercles d’acteurs amateurs, telle la société du comte de Morville, dont la mort ne met pas fin aux représentations données par sa famille et ses amis, sous la « direction » de Caylus. Lequel, en plus d’être acteur, devient alors le principal pourvoyeur de pièces pour les « saisons » du château de Morville, dans la Beauce, de 1737 à 1741. C’est la contribution de Caylus à ce « Théâtre du château de Morville » que conserve un recueil manuscrit ayant fait partie de la Bibliothèque dramatique Soleinne. Recueil acquis en 1999 par la BnF (département des Arts du spectacle), et dont est issue la présente édition de six pièces de Caylus – dont un ballet pantomime, Le Prince Pot à thé, avec la musique notée (comme pour les divertissements de trois des cinq comédies). Cette « résurrection littéraire » et « spectaculaire » d’inédits de Caylus entend rendre hommage, en ce 250e anniversaire de sa mort, à ce « grand seigneur polygraphe et anticonformiste » (J. Boch).

Ont contribué à ce volume :

  • Jean DAGEN est professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’histoire des idées et leur expression littéraire aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il a consacré études et éditions à Fontenelle, Marivaux, Crébillon fils, Voltaire, aux moralistes français de Montaigne à Vauvenargues et Chamfort, et s’intéresse par prédilection aujourd’hui aux écrivains et philosophes des premières Lumières (1680 à 1750 environ).
  • Marie-Emmanuelle PLAGNOL-DIÉVAL est professeure à l’Université Paris-Est-Créteil et directrice de l’École Doctorale « Cultures et Sociétés ». Spécialiste du théâtre du XVIIIe siècle et de littérature pédagogique, elle a publié 5 ouvrages (3 monographies et 2 éditions scientifiques de Rousseau et Voltaire), plus de 75 articles, et co-dirigé 11 volumes collectifs, ainsi qu’une base de données sur les théâtres de société (avec D. Quéro et D. Trott).
  • Dominique QUÉRO est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Ses recherches portent sur la comédie et l’évolution des formes comiques, la satire et la parodie, les rapports entre littérature et société au siècle des Lumières. Co-éditeur des actes de colloques sur Regnard, Collé, Favart, il s’intéresse depuis des années aux théâtres de société (surtout avant 1750).
  • Nathalie RIZZONI est docteur ès lettres, ingénieur de recherche au Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises du XVIe au XVIIIe siècle (CELLF 16-18, UMR 8599), un laboratoire du CNRS et de l’Université Paris-Sorbonne. Ses travaux portent sur les spectacles du XVIIIe siècle et sur l’esthétique rococo du « petit », avec une ouverture sur les arts décoratifs de l’époque.

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 488 p.
ISSN 2257-4719
ISBN-13 978-2-374960-05-0

L’illustration en débat. Techniques et valeurs (1861-1931)

Héritages critiques  – vol. 4

dirigé par Anne-Christine Royère et Julien Schuh

heritage_critique n4Au XIXe siècle, l’industrialisation de la reproduction de l’image dans l’imprimé fait naître le concept d’illustration. Une extraordinaire inventivité conduit à l’émergence de nouvelles techniques qui contribuent à façonner les pratiques culturelles de l’imprimé et à transformer les valeurs de l’image.
C’est dans ce contexte que s’affirme le passage de la gravure de reproduction à la gravure originale, que l’eau forte devient un procédé « artiste » de prédilection et que les principes du livre d’art à tirage restreint se répandent. Tandis que des artistes proclament le primat du geste humain sur le mécanisme, certains découvrent les vertus artistiques de la photographie et de la photogravure. Mobilisant l’attention des amateurs, des corporations, des institutions, comme des industriels soucieux de placer leurs capitaux dans des techniques novatrices, l’estampe devient l’objet d’un vaste débat mettant en question le partage entre artisanat de luxe et production industrielle mécanisée et, au-delà, entre les beaux-arts et les arts décoratifs.
Opérant un retour aux sources, principalement celles des revues où, périodiquement, les acteurs s’affrontent et prennent position, cette anthologie nourrit l’ambition de présenter quelques textes révélateurs de ces tensions polarisant l’attention médiatique sur les enjeux inhérents à la reproduction des images.

Ont contribué à ce volume :

  • Luce ABÉLÈS travaille sur le livre illustré entre 1848 et 1918. Elle a organisé et co-organisé plusieurs expositions au musée d’Orsay, où elle était chargée de littérature. On lui doit plusieurs catalogues sur la bohème, les arts incohérents, Mallarmé, Champfleury.
  • Stéphanie DANAUX, docteur en histoire de l’art, a publié L’Iconographie d’une littérature. Évolution et singularités du livre illustré francophone au Québec, 1840-1940 (2013). Ses travaux actuels portent sur les dessinateurs de presse français et canadiens.
  • Fabienne FRAVALO, chargée d’études et de recherches à l’INHA de 2009 à 2013 et doctorante à l’Université de Clermont-Ferrand et à l’Université de Neuchâtel. Ses travaux portent sur la critique des arts décoratifs autour de 1900 à partir de la revue Art et Décoration.
  • Laureline MEIZEL, doctorante en Histoire de l’art à l’Université Paris 1. Ses recherches portent sur les enjeux techniques, culturels, économiques et politiques soulevés par l’intégration de la photographie dans l’imprimé français à la fin du XIXe siècle.
  • Anne-Christine ROYÈRE, maître de conférences à l’Université de Reims. Ses travaux sur la poésie de langue française des XXe et XXIe siècles s’intéressent à la poétique de la voix et à la sémiotique de l’écrit, aux poètes éditeurs typographes ainsi qu’au livre de poésie.
  • Julien SCHUH, maître de conférences à l’Université de Reims. Spécialiste de la littérature fin de siècle, il travaille actuellement au projet PRELIA (Petites Revues de Littérature et d’Art), destiné à produire une base de données des revues d’avant-garde entre 1870 et 1940 (http://prelia.fr).

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 527 p.
ISSN 2257-4719
ISBN-13 978-2-915271-87-4

La Spectatrice

Héritages critiques  – vol. 3

dirigé par Alexis Lévrier

heritage_critique n3L’auteur affirme d’emblée sa volonté d’écrire un « spectateur » : par ce terme, on désigne à l’époque les centaines de périodiques imités du Spectator, journal anglais qui connaît un succès inédit dans toute l’Europe.
Pourtant, La Spectatrice est bien plus qu’une simple imitation. Il s’agit bien d’un « spectateur », mais au féminin, puisque ce journal est censé être rédigé par une femme restée célibataire. Son féminisme provocant lui confère en outre un ton qui n’a guère d’équivalent dans la presse d’Ancien Régime. La modernité de ce périodique vient aussi de la relation ambiguë que l’auteur construit avec son public : elle oscille entre une hostilité farouche et un élan vers l’autre de plus en plus désespéré.
En réunissant les quinze numéros parus sous ce titre en 1728 et 1729, ce volume propose la première édition de La Spectatrice depuis 1730. Mais la radicale étrangeté de ce journal tient aussi à son destin inattendu. Malgré l’absence de réédition, ce périodique a été salué au XVIIIe siècle par d’illustres commentateurs. Et il a même été plagié à la veille de la Révolution, à une époque où la plupart des « spectateurs » étaient déjà retombés dans l’oubli.

Ont contribué à ce volume :

  • Claire BOULARD-JOUSLIN, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Ses travaux portent notamment sur la presse féminine et sur l’essai périodique anglais au XVIIIe siècle.
  • Marion BRÉTÉCHÉ, agrégée d’histoire et docteur en histoire. Ses recherches portent sur le statut d’auteur en Hollande à la fin du XVIIe siècle et sur les pratiques d’écriture et de publication de      l’information politique.
  • Amélie JUNQUA, maître de conférences à l’Université d’Amiens. Après avoir consacré sa thèse à la question du langage dans les journaux de Joseph Addison, elle travaille notamment sur la presse périodique anglaise du XVIIIe siècle.
  • Alexis LÉVRIER, maître de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l’Université de Reims. Après avoir soutenu une thèse sur le journalisme d’expression individuelle au XVIIIe siècle, il a consacré      plusieurs ouvrages à l’histoire de la presse ancienne.
  • Élise REVON RIVIÈRE, ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres modernes. Sa thèse porte sur les textes de Promenades publiés entre XVIe et XVIIIe siècles.

Éditeur : Éditions et Presses universitaires de Reims (épure)
Nb de pages : 351 p.
ISSN 2257-4719
ISBN-13 978-2-915271-71-3