Archives de catégorie : Séminaires

1er Octobre: Franck Collard et la Pucelle Venimeuse

Cette première séance de l’année de notre séminaire sera inaugurée par le professeur Franck Collard (Université de Nanterre), éminent spécialiste de poisons et autres secrets avenants. Il viendra nous parler de la Pucelle venimeuse.

Nous nous réjouissons de vous retrouver dans notre belle salle de la Bibliothèque Universitaire.

Le lien zoom pour assister à distance, conçu pour le public extérieur à Reims, sera publié mardi 29 septembre ici même.

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Crédits : Rennes, Bm, Gossuin de Metz, L’image du monde, ms. 593, 1304, fol. 527v°-52.

Programme du Séminaire 2026-2027

Nous avons le très grand plaisir de publier aujourd’hui le programme de notre 9e saison. Nous en profitons aussi pour vous informer de la parution d’un ouvrage majeur pour notre cause et auquel plusieurs membres du CRIMEL ont contribué: Le dictionnaire critique  des contes, sous la direction de Jean-Loïc Le Quellec, aux Editions CNRS.

https://www.cnrseditions.fr/catalogue/sciences-politiques-et-sociologie/dictionnaire-critique-des-contes/

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Jeudi 1 OCTOBRE  2026  : Frank Collard (Université de Nanterre) : La Pucelle venimeuse et ses avatars à l’époque médiévale, du Secret des Secrets aux traités des poisons.
Jeudi 5 NOVEMBRE  2026  : Béatrice Delaurenti, (EHESS), Le mauvais œil au Moyen Âge, entre traditions savantes et pratiques communes.
Jeudi 3 DECEMBRE 2026: Jonathan Fruoco (Université de Nanterre-CREA), Autour de Robin des Bois : itinéraire d’un mythe médiéval.
Jeudi 4 FEVRIER 2027  : Laurent Vissière (Université d’Angers), Les « mâcheurs » de linceuls.
Jeudi 4 MARS 2027: Camille-Apollonia Narducci (Université d’Aix-Marseille et Autόnoma de Madrid), Autour de Mordred.
Jeudi 1er AVRIL 2027: Jean-Louis Haquette (URCA-CRIMEL), Apocalypsis cum figuris : quand les images prennent le pouvoir.

Lecture littéraire et archives du personnage

Parution

Anne-Élisabeth Halpern et Alain Trouvé, Lecture littéraire et archives du personnage, ÉPURE, 2026.

Lecture littéraire et archives du personnage vient clore vingt années de recherches menées dans le cadre du séminaire rémois ” Approches interdisciplinaires et internationales de la lecture “. Se dégageant de la bipolarité lecteur-texte, mise en avant par la première théorisation de la lecture littéraire, l’approfondissement mené au fil de deux décennies a exploré, sous la notion expérimentale d’arrière-texte, l’horizon culturel et existentiel dédoublé auquel renvoie la relation littéraire. Le retour à la notion de parole, pensée avec les linguistes comme interaction, redéfinit les contours d’un troisième pôle, absent-présent : l’archive-texte se fait ici trace de l’archive-auteur. Les notions de personnage et de fiction apparaissent à cet égard inséparables du contrat mouvant et révisable passé, grâce à l’artefact textuel, entre les deux parties. Il s’agit aussi, sous la catégorie complexe de parole, de repenser le paradoxal statut du verbe littéraire, dissociant l’oral et l’écrit ou les associant lorsque le discours proféré se fait style. Derrière l’écrit, encore prépondérant dans la littérature contemporaine, se profile ainsi un horizon plus large intégrant les formes orales traditionnelles.

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Histoire des roux et de la rousseur

Une publication au coeur des investigations de notre séminaire:

La rousseur est la marque d’une altérité, or une marque véhicule, la plupart du temps, un soupçon, plus rarement un signe d’élection. De quoi la rousseur est-elle la marque ? C’est en ce point précis que cette étude entend s’ancrer. La rousseur, avant d’être une couleur, est d’abord une matière. Elle est de poil, elle est fourrure de renard car cet animal est porteur d’une galaxie de valeurs accumulées et « vérifiées » au fil des siècles, depuis Ésope († 406 av. J.-C.) au Roman de Renart (XIIe siècle). À la même époque à peu près apparaît dans l’iconographie, avec une constance croissante, un Judas à la pilosité remarquable : il arbore une chevelure et une barbe rousses, caractéristique dont les Écritures ne sonnent mot. Tour à tour tare ancestrale et nimbe de sacré, elle nous confronte à l’antique loi qui repose sur la nécessaire complémentarité des contraires (coincidentia oppositorum) alors que nous avons l’habitude – et le grand tort – de les opposer.
Une première partie retrace l’histoire de la représentation de la rousseur et montre l’ancienneté tout comme l’universalité, dans notre sphère culturelle, d’un grand nombre de préjugés qui stigmatisent les rousseaux la plupart du temps, les exaltant aussi à l’occasion. La seconde partie interroge différents discours qui cherchent à expliquer ces représentations par analogie avec certains animaux (renard, écureuil, chats roux…), parties du corps (cheveux, poils, peau), éléments (le feu), minéraux (l’or, le cuivre), et la troisième partie s’attarde sur les cautions que cherchent à apporter certaines théories pour « valider » ces préjugés et qui reposent sur la médecine, l’Histoire, enfin, des « cas » emblématiques rapportés par les poètes et les artistes. La rousseur est fille de Prométhée, le voleur de feu, ce privilège des dieux qu’il a donné aux hommes, provoquant ainsi la guerre ou plutôt la rupture entre le monde humain et la sphère divine. Presque tout est dit à propos de la rousseur dans cette légende : sa dimension sacrée, son ambivalence aussi.
L’objectif de cette enquête est d’aller au-delà de la seule dimension historique et sociologique analysée par la plupart des études existant sur le sujet, afin de sonder les réseaux de signifiance poétique et mythique qui ont alimenté ces surplus de sens que sont les préjugés, les préventions négatives ou la sacralisation. L’étude des réseaux analogiques, d’une très grande complexité et richesse, permet de découvrir une logique dans l’édification de ces réseaux, et la confrontation aux discours médicaux (au sens large et ancien du terme) permet d’apporter des hypothèses inédites à un dossier trop souvent exploité de manière superficielle et hâtive. De fait, la rousseur n’est pas tant négative qu’ambivalente, à la fois rejetée et adulée, objet de fascination et de fantasmes qui en font un sujet d’autant plus riche qu’il possède un long passé historique tout en n’ayant jamais cessé d’être alimenté par de nouvelles interprétations : il est de fait d’une actualité constante. Rejetés et honnis hier, les rousseaux semblent prendre aujourd’hui une éclatante revanche : on n’a jamais croisé autant de faux roux dans la rue.
Cette étude relève de notre histoire culturelle. Elle implique tout à la fois l’histoire, la littérature, les arts, la sociologie, enfin la sémiologie : en elle se croisent et se rejoignent un très grand nombre de fils qui orientent notre manière de voir et d’interpréter le réel, et de lui donner un sens. De grandes figures comme Judas ou David, Barberousse ou Elizabeth Ier, Quasimodo ou Poil-de-Carotte font en effet partie de notre imaginaire collectif. Elles sont ici mises en valeur et expliquées dans leur complexe et ancienne richesse. Enfin, le discours de l’art sur la rousseur complète ces investigations en fournissant des exemples étayant de leur côté l’implacable cohérence du système : des enluminures médiévales aux Greuze et à Cabanel ou Van Gogh, la thématique n’a jamais cessé d’inspirer les plus grands peintres qui l’ont déclinée en des variations allant de l’auburn au blond vénitien, et d’autres euphémismes signifiants.

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Jeudi 2 avril : Arachné – l’araignée !

Chères et chers amis auditeurs,

Nous avons accueilli, pour cette dernière séance de l’année universitaire, jeudi 2 avril, Hélène Jager qui a consacré une très belle thèse de doctorat, soutenue en 2024, à une figure centrale de l’imaginaire mythologique, savant comme populaire, l’araignée.

 

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Voici quelques photos-souvenirs, Mme Jager ayant forcément découvert des hybrides lors de notre petite visite de Reims.

5 mars 2026 – Nadia Pla : une mythologie du corps féminin

Après la très belle et riche Journée d’Etude qui nous a réunis le 5 février,  nous avons le plaisir d’accueillir, ce 5 mars 2026, Nadia Pla qui viendra nous parler d’un sujet aux confluences de la science, médicale en particulier, et de l’imaginaire, du “savant” et du «populaire » : du corps féminin, et plus particuliers des menstrues.

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Et voici quelques souvenirs de cette belle rencontre.

Journée d’Etude 5 février 2026 : Grande et Petite H(h)istoire

Grande et Petite H(h)istoire : fama tamen communis est

Jeudi 5 février 2026
8h30-17h

Screenshot

Après l’espace et le temps (2020), la faune et la flore (2022), enfin, l’objet (2024), notre quatrième Journée d’Étude sera consacrée aux liaisons, dangereuses mais toujours fécondes, entre Histoire et traditions légendaires, ou ce que l’on appelle parfois les « légendes « historiques ». Il arrive que « la fable vaut mieux que l’histoire » : Robert Morrissey parle aussi de « folklore historique », et de « mythistoire[1] ». Martin Aurell pour sa part commence son ouvrage consacré au Roi Arthur par cet insigne paradoxe : « Arthur n’a vraisemblablement jamais existé[2] », ce qui ne l’empêche pas de noircir 692 pages épaisses et denses, chose considérable, on le concède, pour un « fantôme » !  Enfin, Jean Tulard pose, dans son nouvel ouvrage sur Napoléon, à propos de la part de vérité ou de fantasmes entourant le personnage, ce diagnostic qui semble presque définitif et généralisable : « Il est probable que la légende restera la plus forte[3] » !

On dit que… : les légendes qui surgissent du terroir et de l’imagination des poètes amplifient les échos parfois étiques, parfois simplement trop austères, de l’Histoire, et ceci depuis au moins Éginhard et Joinville : « Partant du réel, [l’œuvre littéraire] le transforme, mais y renvoie[4]. » Mieux, l’Histoire elle-même peut se fabriquer à partir de « faux[5] » pour infléchir durablement notre perception du passé, et venir figer jusqu’aux structures institutionnelles de nos sociétés, pensons à la fameuse donation de Constantin, bref, elle peut entretenir de somptueuses confusions comme autant de viviers de délectation inépuisables.

Les travaux de cette Journée ajouteront un chapitre supplémentaire à notre exploration des liens entre traditions savantes et ce qui fait résolument partie de la petite mythologie, la légende. Les actes seront publiés, ensemble avec les conférences données dans le cadre du séminaire entre septembre 2024 et mai 2026, dans le quatrième volume des « Grandes et Petites Mythologies », aux éditions de l’Université de Reims (EPURE).

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Valéry Raydon, les Gaulois et le ciel qui tombe sur nos têtes

Jeudi 4 décembre 2025
17h-19h

Pour nos dernières retrouvailles de l’année, nous aurons le grand plaisir d’accueillir, jeudi 4 décembre, Valéry Raydon qui viendra nous instruire au sujet des Gaulois et de leur angoisse si singulière. Et si elle était fondée ? Et si le ciel devait nous tomber sur la tête ?

Rendez-vous à 17 h, à la BU ! Comme tous les ans, nous fêterons un peu, à l’issue de la conférence, avec deux jours d’avance, la Saint-Nicolas chère à notre cœur.

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Et voici quelques souvenirs 🙂 Merci au conférencier !

Séance du 17 novembre

Lundi 17 novembre 2025
de 17h à 18h30

Pour cette dernière séance du cycle « Figures de l’humain entre matérialité et immatérialité : effigies, marionnettes, portraits et statues au théâtre », Didier Plassard (Université Paul Valéry, Montpellier) étudiera les « Personnages, acteurs ou performers ? Automates et robots sur la scène (19e-21e siècles) ».

Claude Gassian, in  Android Opera Mirror, de
Keiishiro Shibuya (2023).

Si vous souhaitez vous joindre à nous, il vous suffit de
nous le signaler par mail (severine.reyrolle@univ-reims.fr et/ou
christine.sukic@univ-reims.fr) et de cliquer, le jour J, sur le lien
zoom placé ci-dessous.

Participer à la réunion Zoom
https://univ-reims-fr.zoom.us/j/96219744480?pwd=EDMs7we4n6M4tY2sq5BcTfOqE5bjgy.1

ID de réunion: 962 1974 4480
Code secret: 797185

Séminaire du 6 novembre: Marie-Dominique Leclerc, Till l’Espiègle

Nous aurons le grand plaisir d’accueillir, jeudi 6 novembre, Marie-Dominique Leclerc (URCA), que nous avons déjà eu l’occasion d’entendre sur Grisélidis tout au début de nos aventures mythologiques (article paru dans le tome I). Cette grande spécialiste de la littérature de colportage et en particulier de la Bibliothèque bleue (troyenne !) viendra nous parler d’un personnage haut en couleur dont le nom a été traduit en français par « Till l’Espiègle ». Or, son nom originel possède de lourdes connotations mythologiques, entendez une référence à l’un de ses attributs : un « miroir aux chouettes » (Tiel Ulespiegle, Till Eulenspiegel).

Nous espérons vous retrouver à cette occasion dans « notre » salle au fond de la Bibliothèque universitaire, à 17 h.

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